LES IMPACTS DE LA COVID-19 RAPPORTÉS PAR LES PARTICIPANT·E·S

Rédigé le 30/11/2023
ALAIN LEOBON


LES IMPACTS DE LA COVID-19 RAPPORTÉS PAR LES PARTICIPANT·E·S AU NET LGBTQI+ BAROMÈTRE 2021-22

Le baromètre 2021-22 a questionné l'impact de la COVID-19 tout au long de l'étude.

L'édition 2021-22 du Net LGBTQI+ BAROMÈTRE a questionné, dans la plupart de sections et thématiques abordées, l’impact de la COVID-19 en particulier sur : 1) son activité professionnelle, ses revenus, son contexte de vie et son lieu de résidence, 2) sa vie de couple, 3) l'usage du réseau Internet à des fins sociales ou de rencontres, 4) sa sexualité avec des partenaires régulier·e·s ou occasionnel·le·s, 5) sa fréquentation des lieux de socialisation et de rencontres LGBTQI+, 6) sa consommation d'alcool ou 7) d'autres substances psychoactives, 8 ) l'activité éventuelle de travail du sexe, 9) la réduction des risques appliquée à la COVID-19 et sa variation selon le contexte relationnel, 10) le stress ressenti en contexte COVID (c.-à-d., en situation de confinement ou de distanciation sociale plus ou moins stricte) et sur 11) l'impact plus global du confinement sur sa santé mentale. 

Des analyses secondaires préliminaires furent menées en juin 2022 sur la base de 3 649  répondant·e·s au baromètre français pour évaluer l’impact de la pandémie.

Tel qu’on peut le constater en sur le graphe ci-joint, c’est la fréquentation des lieux de socialisation et de rencontre qui a été la plus impactée par la pandémie, avec 1 508 (46,5%) personnes qui ont indiqué un fort impact sur cet aspect.
Ensuite, ce sont bien évidemment les rencontres avec des partenaires occasionnel·le·s masculins et féminines qui se sont fortement retrouvées impactées, avec respectivement 999 (32,9%) et 212 (20,2%) de personnes déclarant un fort impact.
L’aspect qui semble avoir été le moins impacté est l’observance de traitement VIH, ainsi que l’accès au dépistage du VIH, VHC et des autres IST, avec respectivement 433 (82,6%) et 1250 (63,8%) personnes se déclarant aucunement impactées.
Notons cependant que tant le travail du sexe, la consommation de substance, l'usage de la PrEP furent des sujets ayant été impactés, mais seule une analyse des réponses plus détaillées, apportées dans les sections correspondantes de l'étude, permettra de mieux comprendre ces données brutes.

Illustration : résultats préliminaires sur la base des 3 649 questionnaires complétés entre début 2021 et mai 2022.  Vous pouvez accéder à une synthèse des résultats en téléchargeant le document proposé en pièce jointe.
L'enquête étant toujours en cours et disponible, nous vous suggérons de la compléter en vous rendant à cette adresse : https://LGBTQI-Barometre.fr
Contact chercheur : Alain.leobon@cnrs.fr


LGBTQI-BAROMETRE-COVID-19